Procrastination en coaching : comprendre le report avant de planifier

Procrastination en coaching : comprendre le report avant de planifier

Texte rédigé avec l’aide de l’IA.

Un client revient sans avoir réalisé l’action convenue, alors qu’il en reconnaît toujours l’intérêt. Fixer une nouvelle échéance peut être utile, mais seulement après avoir compris ce qui a empêché l’action de commencer. Le report peut soulager un malaise immédiat ; il peut aussi signaler une information manquante, une priorité concurrente ou un risque professionnel.

Qualifier le report

La définition reprise par Fuschia Sirois distingue la procrastination d’autres reports : il s’agit de différer volontairement et inutilement une tâche prévue, malgré les conséquences négatives anticipées. Attendre une validation indispensable ou traiter une urgence appelle donc une autre analyse. Sirois, 2023, revue conceptuelle sur la procrastination et le stress.

Revenez à une occurrence précise avec le client. Quelle action avait-il prévue ? Quand aurait-il pu la réaliser ? Que s’est-il passé à la place ? Ces questions donnent davantage de prise qu’un jugement général tel que « je manque de discipline ».

Vérifiez aussi que l’objectif lui appartient toujours. Il a pu accepter l’action pour répondre à une attente de son commanditaire, ou parce qu’elle semblait raisonnable en séance. Ce sont des possibilités à examiner avec lui, sans lui prêter d’intention. S’il ne souhaite plus poursuivre le résultat visé, retravailler l’objectif précède toute planification.

Examiner ce que l’action demande au client

Dans leur article théorique de 2013, Fuschia Sirois et Timothy Pychyl décrivent la procrastination comme une manière possible de réguler l’humeur à court terme : éviter une tâche désagréable peut apporter un soulagement immédiat au prix de conséquences différées. Ce modèle n’établit pas ce qui se joue pour un client donné. Sirois et Pychyl, 2013, *Social and Personality Psychology Compass*.

Vous pouvez lui demander ce qu’il a ressenti au moment de commencer, puis ce qui a changé lorsqu’il a laissé la tâche de côté. Sarah Evans propose d’explorer ce que le report permet ; Seth Godin invite à interroger les conditions dans lesquelles une personne se sentirait assez en sécurité pour agir malgré la peur. Ces lectures ouvrent des questions, sans démontrer que la peur explique chaque report. Sarah Evans, The Coaching Tools Company ; Seth Godin, billet du 15 octobre 2026.

Le client peut décrire un soulagement, mais aussi de la confusion, de l’ennui ou une interruption extérieure. L’expression « bénéfice caché » risque de présumer une fonction que vous n’avez pas établie. « Que vous a permis, ou évité, ce report sur le moment ? » laisse la réponse ouverte.

Si le client évoque un manque de confiance, situez-le. La méta-analyse de Piers Steel associe notamment le sentiment d’efficacité personnelle et l’aversion pour la tâche à la procrastination ; elle ne permet pas d’attribuer la cause de ce report particulier. Steel, 2007, *Psychological Bulletin*. Quelle partie de l’action lui paraît difficile : préparer une proposition, annoncer un tarif, répondre à une objection ? Une situation comparable dans laquelle il a pu agir peut aider à repérer ce qui différait concrètement.

Le contexte compte également. Une ressource de MyCoachingToolkit sur la confiance en soi invite à distinguer facteurs personnels et environnement ; sa présentation commerciale ne démontre pas l’efficacité de l’outil proposé. Dans un exemple fictif, Malik reporte l’envoi d’une recommandation à son responsable. Il dit manquer de confiance, puis rapporte que les critères ont changé après ses précédentes livraisons et que ses propositions ont été critiquées devant l’équipe. Le coach dispose de son récit, sans vérification indépendante. Il peut examiner avec Malik quels critères ont changé et ce qui devrait être clarifié avant l’envoi. Un exercice de confiance, à lui seul, ne stabiliserait pas des critères d’évaluation incertains. La revue conceptuelle de Sirois propose d’intégrer le contexte stressant à l’analyse, sans établir ce qui explique la situation de Malik. Sirois, 2023.

Choisir une tentative qui renseigne

L’action suivante dépend de l’obstacle formulé avec le client. Dans l’exemple fictif de Malik, demander confirmation des critères pourrait éclairer la situation. Si les critères sont déjà clairs et que commencer la rédaction reste difficile, préparer un premier paragraphe permettrait d’examiner un autre obstacle. Découper une tâche ne résout pas nécessairement la crainte de la présenter ; prolonger l’exploration émotionnelle n’apporte pas l’information qui manque à une tâche bloquée.

Une fois l’action choisie, le client peut préciser quand il essaiera de la commencer. Les intentions de mise en œuvre associent une situation identifiable à un comportement. La méta-analyse de Peter Gollwitzer et Paschal Sheeran rapporte un effet favorable sur l’atteinte d’objectifs variés ; elle ne valide pas à elle seule un protocole de coaching contre la procrastination. Gollwitzer et Sheeran, 2006. Une formulation possible, déjà adaptée à la tâche choisie, serait : « Lorsque je m’installe au créneau prévu, j’ouvre le document et je rédige le paragraphe qui présente ma recommandation. »

À la séance suivante, examinez ce qui s’est effectivement passé : l’action a-t-elle commencé, où s’est-elle interrompue, et quel obstacle est apparu ? Même une tentative interrompue peut préciser l’hypothèse de départ. Cette information aide à décider s’il faut modifier l’action, clarifier ses conditions ou revoir l’objectif avant de convenir d’une autre échéance.


Questions fréquentes

Quel est l’essentiel à retenir de « Procrastination en coaching : comprendre le report avant de planifier » ?

Explorer ce que le report soulage, les doutes du client et les obstacles concrets permet de choisir une action adaptée à la situation.

Comment appliquer ces conseils concrètement cette semaine ?

Commencez par une seule action prioritaire, mesurez le résultat pendant 7 à 14 jours, puis ajustez progressivement selon vos observations.

Faut-il adapter ces recommandations à son contexte personnel ?

Oui. Le contexte de santé, le niveau d’expérience et les contraintes personnelles changent l’application pratique. En cas de doute médical, demandez un avis professionnel.

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